Et si nous étions de bons parents…
malgré toutes nos innombrables blessures ?
Et si être un bon parent, ce n’était pas être parfait, mais savoir s’excuser quand on s’emporte, savoir se remettre en question, savoir dire à son enfant : « Je suis désolé(e), ce n’était pas toi le problème. C’était mon passé qui parlait à travers moi. »
Et si être un bon parent, ce n’était pas ne jamais crier, mais reconnaître ce qui hurle à l’intérieur de nous quand l’autre pleure, quand l’autre provoque, quand l’autre résiste ? Et si c’était simplement apprendre à aimer sans faire payer à nos enfants le prix de ce qu’on n’a pas reçu nous-mêmes ?
Oui, on arrive dans cette vie avec des valises. Des valises pleines de silences, d’abandons, de rejets, de non-dits, de traumas camouflés en fierté. Et puis un jour, on devient parent. Et notre enfant vient appuyer pile là où ça fait mal. Pas pour nous faire souffrir. Mais peut-être… pour nous faire guérir.
Et si nos enfants n’étaient pas là pour nous rendre parfaits,
mais pour nous inviter à devenir vrais ?
Pas des parents idéaux.
Des parents humains.
Qui pleurent. Qui tombent. Qui s’excusent. Qui essaient.
Car ce n’est pas notre blessure qui fait de nous de mauvais parents, C’est ce qu’on choisit d’en faire.
Et si c’était ça, être un bon parent ? Pas celui qui ne tombe jamais. Mais celui qui apprend à se relever en tenant la main de son enfant.