C'est quoi l'Amour
pour vous ? 3/3

Alors, c’est quoi l’amour
pour moi ?

Ce n’est plus seulement le vertige du début.
Même si j’adore toujours le vertige.
Ce n’est plus seulement cette envie irrépressible de voir quelqu’un.

Ni le manque.
Ni les papillons.
Ni cette certitude étrange que l’on ressent parfois en regardant quelqu’un et en pensant :

« C’est toi. »

L’amour, pour moi, c’est surtout ce qui vient après.
Quand les projections commencent à tomber.
Quand nous découvrons que l’autre n’est pas exactement la personne que nous avions imaginée.

Quand il a ses défauts bien réels.

Ses blessures.
Ses réactions incompréhensibles.
Ses besoins qui ne ressemblent pas aux nôtres.

Quand nos propres fragilités apparaissent aussi.
Quand la vie fatigue les corps.
Bouscule les projets.

Ajoute du travail.
Des enfants.
Des soucis.
Des familles.
Des pertes.
Des imprévus.

Quand nous avons vu certains des endroits les moins glorieux l’un de l’autre… et que nous décidons malgré tout d’essayer de mieux nous aimer.

Pas de tout accepter.
Pas de rester coûte que coûte.
Pas de nous trahir.

Mais de regarder honnêtement ce que nous construisons.

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Personne ne peut nous rendre heureux

Cette phrase aurait probablement agacé la grande amoureuse que j’étais plus jeune.

Aujourd’hui, je la trouve incroyablement libératrice.
Je ne crois plus que quelqu’un puisse nous rendre heureux.

Pas durablement.

Parce que cela lui donnerait une responsabilité impossible.
Je crois que nous devons apprendre à construire une vie dans laquelle nous savons exister.

Respirer.
Nous aimer.
Créer.
Avoir des liens.
Des projets.
Des endroits où nous nous sentons vivants.

Puis parfois, nous rencontrons quelqu’un.
Quelqu’un qui ne vient pas remplir notre vie.
Mais l’agrandir.

Et j’aime infiniment cette différence.

Une personne à qui nous ne demandons pas de nous sauver.
Mais avec qui nous avons envie d’avancer.
Quelqu’un devant qui nous pouvons déposer les armes sans déposer notre identité.

Quelqu’un qui ne devient pas notre oxygène.
Mais avec qui respirer devient parfois plus beau.

Je suis toujours une amoureuse
de l’amour

Peut-être même davantage qu’avant.
Simplement, mon romantisme a changé.
Je crois toujours aux rencontres improbables.

Aux papillons.
Aux messages qui font sourire bêtement.
Aux corps qui se cherchent.
Aux mains que l’on a envie de garder dans la nôtre.

À cette émotion inexplicable qui fait qu’au milieu de milliards d’êtres humains, quelqu’un devient soudain différent de tous les autres.

Mais je ne crois plus que le grand amour soit celui qui nous évite toutes nos blessures.

Je crois que c’est peut-être celui qui nous offre suffisamment de sécurité, de liberté et de vérité pour pouvoir les regarder.

Sans en faire porter toute la responsabilité à l’autre.

Et sans laisser l’autre utiliser les siennes comme excuse pour nous faire du mal.

Un amour dans lequel chacun peut dire :

« Je vais prendre soin de ce qui m’appartient. Prends soin de ce qui t’appartient. Et prenons soin, ensemble, de ce qui nous appartient. »

Voilà.

Aujourd’hui, c’est ça, l’amour pour moi.
Pas deux personnes qui se sauvent mutuellement.
Deux personnes qui apprennent à ne plus se perdre elles-mêmes.

Et qui, malgré tout ce qu’elles savent désormais de la fragilité des histoires humaines, continuent de choisir de marcher ensemble.

C’est cette vision-là de l’amour que je raconte aussi dans La Thérapie par le Rire.

Un amour imparfait.
Parfois magnifique.
Parfois inconfortable.
Mais toujours terriblement humain.

Si tu as envie de rencontrer des personnages qui aiment comme nous aimons dans la vraie vie — avec leurs élans, leurs blessures, leurs contradictions et tout ce qu’ils essaient encore d’apprendre — je t’invite à entrer dans mes romans.

Dans le cadre de ma présence au Congrès « C’est quoi l’amour », découvrez une série d’article sur mon site internet.

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